Marie Dernoncourt — Peindre ce qui résonne. Composer ce qui demeure.
Le monde déborde de flux, de bruit et d’images.
Je travaille le blanc, la matière, les reliefs et les cubes que je façonne pour ouvrir des espaces de silence.
SÉRIES CHOISIES
LA FEMME QUI MARCHE
Traverser la matière.
Je façonne moi-même mes cubes en céramique. Ils ne sont ni des motifs ni des ornements : ils marquent des seuils, ouvrent des zones de passage et mettent la surface en tension.
Sous l’apparence du blanc, la matière porte des traces, des reliefs et des confrontations. Le regard avance, hésite, franchit ou se retire.
DÉMARCHE ARTISTIQUE
Un vocabulaire de seuils.
Vide actif, respiration, matière minérale, cubes, lignes discrètes, tensions et équilibres fragiles : huit points dessinent une écriture plastique construite par retrait.








Je travaille les flux, les seuils et les tensions jusqu’à ce que le bruit se retire et que l’essentiel puisse apparaître.
DÉTAILS DE MATIÈRE
Ce que la surface retient.



Je travaille la matière par essais, reprises, retraits et ponçages.
Je dépose, j’observe, j’attends.
Les couleurs, les reliefs, les fils de céramique et les traces évoluent avec le temps. Certaines choses demeurent, d’autres disparaissent.
Ce temps d’observation fait pleinement partie de mon processus de création. Je retire lorsque la matière devient trop bavarde, lorsque sa présence risque de devenir décorative, afin de ne conserver que ce qui est nécessaire.
MARIE DERNONCOURT · 2026
NOTE D’ATELIER
Le geste le plus difficile.


Au début, j’ajoutais beaucoup : de la matière, des couleurs, des gestes, des reprises. Je cherchais, j’essayais, je revenais sur la toile.
Il m’a fallu du temps pour comprendre que le geste le plus difficile n’était pas d’ajouter, mais de retirer.
Aujourd’hui, je cherche à laisser davantage de place au blanc, au silence, aux seuils, aux tensions, aux traces nécessaires.
Retirer ne signifie pas effacer. C’est choisir, observer avant d’agir, accepter le doute, renoncer parfois au geste qui séduirait davantage pour rester fidèle à celui qui me paraît juste.
C’est peut-être là que se trouvent, pour moi, l’intégrité et l’honnêteté d’une démarche artistique : ne pas fabriquer du beau pour plaire, mais poursuivre une écriture qui me ressemble, même lorsqu’elle m’oblige à faire moins.
Et puis, je me suis aperçue que ce mouvement avait quitté l’atelier. Dans ma vie aussi, j’essaie de moins conclure, de moins remplir, de ne plus répondre trop vite. J’observe davantage, je retire ce qui encombre, je cherche l’essentiel.
Alors une question demeure : est-ce la peinture qui m’a appris à vivre ainsi, ou est-ce ma peinture qui révèle peu à peu quelque chose qui était déjà en moi ?
Je ne veux pas forcément répondre. Peut-être que créer, c’est précisément cela : transformer l’œuvre et découvrir, en chemin, que l’œuvre nous transforme aussi.
MARIE DERNONCOURT · 2026
ŒUVRES UNIQUES · CRÉATIONS SUR DEMANDE
Une œuvre née d’une rencontre.

Je ne reproduis jamais deux fois la même œuvre.
Chaque tableau est une pièce unique, réalisée dans mon langage : matière, blanc, reliefs, cubes, traces et couleur retenue.
Une œuvre peut également naître d’une demande particulière. Nous choisissons ensemble un format et des dimensions. Je peux te conseiller en fonction de l’espace, de la lumière et des proportions du lieu dans lequel l’œuvre vivra.
Certaines personnes préfèrent me laisser entièrement libre. D’autres choisissent de me parler un peu d’elles : d’une période de leur vie, d’une sensation, d’un besoin de calme, d’ouverture ou de mouvement.
J’écoute, j’observe, puis je laisse ces éléments rejoindre mon propre processus de création.
Je ne cherche pas à créer un tableau qui ressemble à une personne.
Je cherche à créer une œuvre qui n’aurait pas existé sans cette rencontre.
Il ne s’agit jamais de représenter une personne ni d’illustrer son histoire. L’œuvre demeure abstraite et fidèle à ma démarche.
Avant de commencer, nous échangeons autour du format, de la matière et d’une orientation de composition. Puis vient le temps de l’atelier : celui où la matière prend sa place et où l’œuvre acquiert sa présence propre.
Elle devient alors réellement unique.
MARIE DERNONCOURT · 2026
La couleur devient son.
Le silence devient musique.
Dans mon travail, la peinture abstraite et la musique parlent une même langue. L’une se déploie dans l’espace, l’autre dans le temps. Toutes deux se construisent par rythmes, silences, tensions, respirations et résolutions.
Entre matière et silence
COMPOSITION ORIGINALE · 2 MIN 48
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