ARCHIVES D’ATELIER — GENÈSE DU LANGAGE PLASTIQUE
Voici les traces d’une pensée plastique qui s’est structurée dans le temps.
Une recherche de Marie Dernoncourt — 2026
Avant que le cube ne s’impose dans mon travail, il y a eu une longue période de recherche. Je me suis interrogée sur le vide, la matière, la tension, le passage, la rupture et l’équilibre. Comment dire beaucoup avec peu ? Comment agencer une toile avec quelques formes, quelques lignes et très peu de couleurs ?
Peu à peu, une règle s’est imposée : retirer. Retirer une ligne, une couleur, une forme, jusqu’à ce que chaque élément devienne nécessaire. Le vide n’était plus un espace à remplir : il devenait une respiration active. La matière, elle, apportait poids, résistance et ancrage.
À cette période, la rénovation de ma maison ancienne a profondément marqué mon regard. Les volumes, les arêtes et les alignements, mais aussi les malfaçons, le manque de précision et de soin, ont renforcé — peut-être inconsciemment — mon besoin d’une forme simple, stable et construite.
Le cube est apparu progressivement, non comme un symbole décidé d’avance, mais comme une forme capable de concentrer plusieurs questions déjà présentes : tenir, résister, traverser, se détacher, rompre, trouver sa place dans le vide.
Je ne cherchais pas à remplir la toile. Je cherchais ce qui pouvait encore être retiré sans que l’essentiel disparaisse.
Note de méthode : les planches de synthèse présentées ci-après ont été réalisées en 2026 à partir de croquis et de notes de recherche conservés. Elles servent à rendre lisible le processus et ne sont pas présentées comme des pages d’archive originales.
Planches de recherche — synthèse visuelle
Recherche d’un vocabulaire · États, tensions et transformations · Du point au cube

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